Aidez-moi! Je travaille avec des personnes toxiques!


Aidez-moi! Je travaille avec des "personnes toxiques".


Je suis secrétaire depuis plus de 10 ans maintenant, d’abord salariée, puis libérale.

 

 

Je me déplace chez mes clients pour leur prêter main forte et je tisse des liens avec les salariés de chaque entreprise.

 

 


N’étant liée à aucun patron, étant un peu « à part » de la vie de chacune de mes entreprises clientes, je peux facilement prendre du recul. J’observe les comportements de chacun de mes collaborateurs, je discute avec eux, j’analyse les différentes ambiances, situations, environnements de travail et découvre de nombreuses similitudes pour chaque société.

Cette semaine, je discutais avec une consoeur qui me racontait qu’elle avait été victime de harcèlement moral 4 fois au cours de sa carrière et ce, chez des employeurs différents. Et ce n’est malheureusement pas la seule. J’ai entendu ce récit bien trop souvent au cours de ma carrière et cela me met en rogne. Surtout lorsque l’on sait que le code du travail français interdit cette pratique. Il est extrêmement difficile de prouver que l’on est victime de harcèlement moral et bien souvent, ce sont les harcelés qui se voient quitter leur emploi, détruits moralement, blessés au plus profond de leur être. Savez-vous que la plupart des harcelés mettent plusieurs années à se remettre de cette situation même avec l’aide de professionnels de la Santé ?

 

Mais qui sont ces personnes, quels sont les profils des harceleurs ? Ce sont en règle général ce que l’on appelle des « personnes toxiques » qui pour certaines, ne se rendent pas compte de ce qu’elles font subir aux autres. Attention, les « personnes toxiques » ne sont pas toutes des « harceleurs » ! D’ailleurs, le sujet de cet article n’est pas le harcèlement moral au travail mais les « toxiques » au travail ; le harcèlement faisant guise d’introduction seulement. Elles sont plutôt dérangeantes, peuvent désorganiser une équipe et y installent le plus souvent une mauvaise ambiance. Ce sont aussi bien des hommes que des femmes. La parité est bien établi dans ce domaine.


Le sujet de cet article n’est pas le harcèlement moral au travail mais les « toxiques » au travail.


On a tous rencontré des « toxiques » au cours de notre carrière.

 

Les profils les plus courants sont les suivants :


« Je suis sur la sellette »


J’ai beaucoup d’expérience mais je sais que je ne suis plus au top et que mes responsables ne me voient plus comme leur meilleur élément. J’ai peur pour ma carrière et en fait voir de toutes les couleurs aux nouveaux arrivants, les plus jeunes en général. J’ai un comportement tyrannique, je refuse de former les autres et je fais des réflexions rabaissantes. Je sabote le travail de ma victime pour la pousser à commettre des erreurs tout ceci dans le but de préserver mon emploi. Je suis jaloux-se des promotions et réussites des autres. Je prend un malin plaisir à critiquer et à rabaisser les personnes en question.

 

« Je critique comme je respire »


Je suis sympathique de prime abord, très accueillant-e mais je montre vite mon vrai visage en dépeignant négativement mes collègues. Je profère des critiques incessantes, faites dans le dos de la ou des personnes visées. Je chuchote avec les personnes qui veulent bien aller dans mon sens et tout cela en regardant de loin ma victime afin qu’elle sache que c’est bien elle le sujet de notre conversation. Et lorsque  je me lasse d’une de mes victimes, j’en trouve une nouvelle très rapidement. Je ne peux vivre sans cela. C’est un peu ma raison de vivre.

« Je n’aime plus mon travail, je ne fais plus rien »


Je suis ami-e avec tout le monde. Très sympathique en premier lieu, je suis fatiguant-e sur le long terme. Je ne veux pas ou ne veux plus me donner au travail. Je ne fais que le stricte minimum à mon poste de travail et m’arrange pour que ce soit mes collègues qui fassent ma charge de travail. Je passe mes journées à passer des appels personnels, à faire tout sauf ce pour quoi je suis payé-e, et la cerise sur le gâteau, c’est que je me permets de me plaindre du fait que je suis surchargé-e et que je n’arrive plus à sortir le nez de l’eau dans l’espoir que le chef de service redistribue ma charge de travail à mes collègues.



« Personne ne m’aime, je n’ai aucun ami »


Je vois le mal partout et je ne m’entends avec personne. Toute phrase prononcée par un collègue peut être mal interprétée et c’est alors qu’éclate conflits et règlements de compte tout au long de la semaine.


« Je suis meilleur que tout le monde »


Je me croie supérieur aux autres et je prends un malin plaisir à prendre mes collègues de haut, à les rabaisser parfois et ce dans quel but ? Et bien, personne ne peut m’égaler. Marche ou crève.

« Je suis malheureux mais surtout ne me chauffez pas »


Je vois tout en noir dans ma vie professionnelle et personnelle. Je me plains en permanence et ne trouve aucune solution. Je refuse toute aide et n’écoute aucun des conseils que l’on peut me prodiguer. Par conséquent, je ne gère plus le stress ni la pression. Je me mets dans une fureur noire et agresse verbalement mes collègues.

« Je ne veux pas rester au placard »


Je cherche à discréditer mes supérieures en démontrant leur soi disant incompétences et ainsi pouvoir accéder de nouveau à la place qui fut la mienne jadis. Pour cela, j’embrigade d’autres collègues en leur demandant de faire un travail d’enquête ou d’amélioration d’un outil ou d’un poste de travail afin de m’en servir de faire valoir. Résultat : les collègues impactés ne sont plus en mesure de pouvoir assurer leur poste, ils se sentent débordés par des tâches secondaires qu’ils ne peuvent justifier auprès de leur responsable de service.



J’ai conscience que ces portraits sont stéréotypés mais je suis persuadée que vous reconnaîtrez certains de vos collègues passés ou présents dans ces profils.

 

Cet article pointe du doigt des personnalités qui peuvent être gênantes voir handicapantes dans le monde du travail. Souvent, sans le vouloir, celles-ci détériorent un environnement de travail et réduit ainsi la productivité d’une équipe. Elles importunent certains de leur collègues qui se sentent dans bien des cas harceler ou mal à l’aise à leur travail.


Cette publication a pour vocation de vous faire relativiser sur une situation que vous subissez peut-être actuellement, pour que vous réalisiez que les personnes toxiques sont présentes dans toutes les entreprises.


Je n’ai en aucun cas la volonté de condamner ces personnes car comme je le répète, elles ne sont pas toujours conscientes de la portée de leur actions. Cette publication a pour vocation de vous faire relativiser sur une situation que vous subissez peut-être actuellement, pour que vous réalisiez que les personnes toxiques sont présentes dans toutes les entreprises et que l’on doit faire avec.

 

Il n’y a pas des solutions miracles si ce n’est de devoir composer avec chacune des personnalités avec lesquelles nous travaillons. Nous ne choisissons pas nos collègues et chacun a un caractère qui lui est propre. Nous ne sommes pas tous faits pour nous entendre, ni pour nous plaire mutuellement. Nous devons donc apprendre à composer avec le caractère de chacun, apprendre à se connaître et à faire en sorte que tout se déroule pour le mieux.

 

C’est aussi le rôle de nos managers qui se doivent d’identifier les comportements « à risque » et à temporiser au moment voulu, ce qui n’est pas chose facile. Bravo à ceux qui y parviennent car faire avec la psychologie de chacun n’est pas une mince affaire. Un bon management permet de cadrer le personnel et de réduire les débordements causés par les « toxiques au travail ».


Un bon management permet de cadrer le personnel et de réduire les débordements causés par les « toxiques au travail ».


Vous souhaitez partager sur votre métier, trouver des conseils, vous entre-aider sur des dossiers difficiles ou tout simplement vous défouler pour décompresser d’une mauvaise journée ?

 

 

 

 

Rejoignez-nous sur le groupe privé Facebook – Le Coin des Secrétaires.